Le royaume de Dieu: beaucoup sont invités mais…

Nous avons vu que le prophète Isa al Masih (PSL) possède une Parole d’autorité telle que les maladies et même la nature lui obéissent.  Il parle également en détail sur le Royaume de Dieu.  Souvenez-vous que plusieurs prophètes du Zabur avaient écrit au sujet d’un Royaume de Dieu futur.  Isa (PSL) s’appuie sur leurs prophéties pour enseigner que le Royaume est ‘proche’.

D’abord il enseigne le Sermon sur la montagne, où il explique comment les citoyens futurs de ce Royaume de Dieu sont censés se comporter les uns envers les autres. Il enseigne un principe radical d’aimer même son ‘ennemi’. Pensez à toute la misère, la mort, l’injustice et l’horreur vécues aujourd’hui (il suffit d’écouter les nouvelles) car tant de gens n’écoutent pas son enseignement sur l’amour.  Si la vie dans le Royaume de Dieu doit être différente de la vie d’enfer endurée parfois dans ce monde, alors nous devons nous comporter différemment les uns envers les autres – avec amour.

La parabole du grand festin

Étant donné que si peu vivent d’après l’enseignement du prophète Isa al Masih (PSL) on pourrait croire que très peu de personnes soient invitées dans le Royaume de Dieu. Mais ce n’est pas le cas.  Le prophète Isa al Masih (PSL) enseigne la parabole d’un grand banquet pour illustrer jusqu’où s’étend l’invitation au Royaume.  L’Injil rapporte son enseignement:

A ces mots, l’un des convives dit à Jésus: —Qu’il est heureux celui qui prendra part au banquet dans le royaume de Dieu!

16 Jésus lui répondit: —Un jour, un homme avait organisé une grande réception. Il avait invité beaucoup de monde.

17 Lorsque le moment du festin arriva, il envoya son serviteur dire aux invités:     «Venez maintenant, tout est prêt.»

18 Mais ceux-ci s’excusèrent tous l’un après l’autre. Le premier lui fit dire: «J’ai acheté un champ et il faut absolument que j’aille le voir. Excuse-moi, je te prie.»

19 Un autre dit: «Je viens d’acquérir cinq paires de bœufs, et je m’en vais les essayer. Excuse-moi, je te prie.»

20 Un autre encore dit: «Je viens de me marier, il m’est donc impossible de venir.»

21 Quand le serviteur fut de retour auprès de son maître, il lui rapporta toutes les excuses qu’on lui avait données. Alors le maître de la maison se mit en colère et dit à son serviteur: «Dépêche-toi! Va-t’en sur les places et dans les rues de la ville et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles, les paralysés…!»

22 Au bout d’un moment, le serviteur vint dire: «Maître, j’ai fait ce que tu m’as dit, mais il y a encore de la place.»

23 «Eh bien, lui dit le maître, va sur les chemins, le long des haies, fais en sorte que les gens viennent, pour que ma maison soit pleine.

24 Une chose est sûre: pas un seul des premiers invités ne goûtera à mon festin.» (Luc 14:15-24)

Nos conventions sont renversées – plusieurs fois – dans cet enseignement.  Tout d’abord nous pourrions supposer qu’Allah n’invite pas beaucoup de personnes dans son Royaume (c.-à-d. le festin dans la Maison) parce qu’il ne trouve pas beaucoup de personnes dignes, mais cette hypothèse s’avère fausse. L’invitation au Festin s’adresse à beaucoup, beaucoup de personnes. Le Maître (Allah dans cette parabole) souhaite que le Festin soit rempli. C’est encourageant.

Nous apprenons très vite qu’il y a un autre tournant inattendu dans Son enseignement. Très peu des invités veulent vraiment venir; ils trouvent des excuses pour ne pas devoir y aller! Et voyez comme elles sont irraisonnables! Qui achèterait des bœufs sans les essayer a priori? Qui achèterait un champ avant de l’inspecter? Ces excuses révèlent les vraies intentions du cœur des invités – ils n’avaient pas l’intention d’entrer dans le Royaume de Dieu mais avaient d’autres intérêts à la place.

Et quand nous pensons que la volonté du Maître sera frustrée car personne ou peu n’assistent au festin il y a encore une nouvelle tournure.  Maintenant les personnes ‘douteuses’, celles que nous rejetons tous en pensée les estimant indignes d’être invités à une grande réception, celles qui sont «sur les places et dans les rues de la ville» et « sur les chemins, le long des haies » , qui sont «pauvres, estropiés, aveugles et paralysés » – les personnes que fréquemment nous évitons – elles reçoivent des invitations au festin. Les invitations à ce festin s’étendent beaucoup plus loin, et recouvrent plus de personnes que vous et moi aurions cru possible.  Le Maître du Festin les veut présents et invitera même ceux que nous n’inviterions pas chez nous.

Et ces personnes viennent!  Ils n’ont pas d’autres intérêts qui font concurrence comme les champs ou les bœufs pour les distraire de leur amour; alors ils viennent au festin. Le Royaume de Dieu est rempli et la volonté du Maître est accomplie!

Le prophète Isa al Masih (PSL) raconte cette parabole pour nous faire poser la question : « Est-ce que j’accepterais une invitation au Royaume de Dieu si j’en recevais une? »  Ou est-ce qu’un intérêt ou un amour faisant concurrence vous pousserait à faire des excuses et refuser l’invitation? En vérité vous êtes invité à ce Festin du Royaume, mais la triste réalité est que la plupart d’entre nous refuserons l’invitation pour une raison ou une autre. Nous ne dirions jamais ‘non’ ouvertement alors nous offrons des excuses pour dissimuler notre refus. Au fond de nous nous avons d’autres ‘amours’ qui sont à la racine de notre rejet. Dans cette parabole la racine du rejet est l’amour d’autres choses.  Les premiers invités aimaient les choses de ce monde plus que le Royaume de Dieu (représentées par le ‘champ’, ‘les bœufs’ et ‘le mariage’).

La parabole du maître religieux injustifié

Certains d’entre nous aimons les choses du monde plus que le Royaume de Dieu et par conséquent refuserons l’invitation. D’autres parmi nous ont confiance en leur vertu. Le prophète Isa al Masih (PSL) a également enseigné à ce propos dans une autre histoire :

9 Il raconta aussi une parabole pour ceux qui étaient convaincus d’être justes et méprisaient les autres:

10 —Deux hommes montèrent au Temple pour prier: un pharisien et un collecteur d’impôts.

11 Le pharisien, debout, faisait intérieurement cette prière:     «O Dieu, je te remercie de ne pas être avare, malhonnête et adultère comme les autres hommes, et en particulier comme ce collecteur d’impôts là-bas.

12 Moi, je jeûne deux jours par semaine, je donne dix pour cent de tous mes revenus.»

13 Le collecteur d’impôts se tenait dans un coin retiré, et n’osait même pas lever les yeux au ciel. Mais il se frappait la poitrine et murmurait: «O Dieu, aie pitié du pécheur que je suis!»

14 Je vous l’assure, c’est ce dernier et non pas l’autre qui est rentré chez lui déclaré juste par Dieu. Car celui qui s’élève sera abaissé; celui qui s’abaisse sera élevé. (Luc 18: 9-14)

Nous rencontrons ici un pharisien (un maître religieux comme un imam) qui semble parfait dans ses efforts et mérites religieux. Son jeûne et sakat étaient même plus qu’exigé. Mais il place sa confiance en ses propres mérites. Ce n’est pas ce dont le prophète Ibrahim (PSL) avait fait preuve autrefois lorsqu’il a obtenu justice en faisant humblement confiance en la promesse d’Allah.  En fait le collecteur d’impôts (profession immorale de ce temps-là) demande humblement miséricorde et, confiant qu’il a obtenu cette miséricorde librement, il rentre ‘justifié’ – en règle avec Dieu – tandis que le pharisien, que nous supposons ‘en règle avec Dieu’, est desservi par sa suffisance.

Alors encore une fois le prophète Isa al Masih (PSL) parle avec autorité et demande, à vous et à moi, si nous désirons vraiment le Royaume de Dieu, ou si ce n’est qu’un intérêt parmi tant d’autres. Il nous demande aussi où nous plaçons notre confiance – en notre mérite ou dans la miséricorde de Dieu.

Il est important de se poser honnêtement ces questions parce que sinon nous ne reconnaîtrons pas l’enseignement qu’il nous donne – notre besoin de pureté intérieure.

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